ICAN France et la BNP Paribas

Mme Miller, chargée des risques   environnementaux et associés service RSE,              M Collin ICAN France, Mme Pessez, Directrice du département RSE, Mme Bru, responsable du dialogue et des droits humains, service RSE.

Suite à la publication du rapport « Don’t Bank on the Bomb – Ne Financez pas la bombe – 2018 » par l’ONG Pax (représentant ICAN Pays-Bas), ICAN France avait sollicité une rencontre auprès de Laurence Pessez, directrice de la responsabilité sociale et environnmentale à la BNP Paribas. En effet, selon le classement de Pax, cette banque fait partie des institutions bancaires françaises qui réalisent de nombreuses opérations de financement auprès d’entreprises produisant des systèmes d’armes nucléaires.

Le mardi 10 avril, ICAN France, accompagnée de ATTAC France (Mme Balvet) a donc rencontré les responsables de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de cette banque en charge de la politique sectorielle de défense et de sécurité. Ce qu’il faut retenir de cette réunion c’est que nous avons pu établir un dialogue et que celui-ci se poursuivra.

Actuellement, la BNP Paribas n’envisage pas de changer sa politique de financement, ni d’inclure le Traité d’interdiction des armes nucléaires comme nouvelle norme à respecter. La raison principale tient au fait que la France ne reconnaît pas ce traité, mais aussi que celui-ci n’est pas encore en vigueur. Par conséquent, le jour ou le traité aura force de loi (et même si la France n’est pas membre), il est fort possible qu’une réflexion soit ouverte sur l’adéquation de cette norme avec leur politique sectorielle.

Concernant l’entreprise indienne Larsen & Toubro – qui selon Pax produit des systèmes d’armes nucléaires – les responsables de la BNP Paribas nous ont fait part de leur étonnement, car ce n’est pas le cas selon leurs informations. Nous allons donc leur envoyer dans les prochaines semaines des éléments à ce sujet.

Maintenant, la suite de notre travail va se poursuivre vers d’autres banques et notamment le Crédit agricole et la Société générale.

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