En cette date marquant le 11ᵉ anniversaire de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, la ville de Stains (Seine-Saint-Denis) franchit un pas décisif en rejoignant l’Appel des villes de la campagne ICAN en faveur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Par la signature de son maire, Azzédine Taïbi, Stains adresse un message fort et courageux : il est temps que la France rompe avec la logique de la terreur nucléaire et s’engage résolument dans le TIAN.
Avec Stains, 99 villes et collectivités territoriales se sont déjà mobilisées – parmi elles Paris, Marseille, Lyon, Montpellier, Bordeaux, Saint-Étienne, Poitiers – affirmant une dynamique qui ne cesse de grandir en France.
Quelle sera la 100ᵉ commune ou collectivité à rejoindre l’Appel d’ICAN, faisant de la France le premier État doté de l’arme nucléaire à rassembler 100 villes et collectivités mobilisées pour le seul traité international qui interdit ces armes de destruction massive ?
Au niveau international, plus de 1 050 villes – parmi lesquelles de nombreuses capitales comme Athènes, Berne, Berlin, Oslo, Rome ou Washington DC – se sont engagées dans cet Appel. Elles affirment ainsi leur soutien au TIAN et leur refus de voir leurs populations vivre sous la menace permanente d’une destruction nucléaire.
Un monde instable, une menace nucléaire en hausse
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte international marqué par des conflits et des tensions croissantes : Ukraine/Russie, Israël/Iran, Inde/Pakistan, sans oublier les multiples incursions russes sur des territoires de l’OTAN.
Les partisans de la dissuasion nucléaire se comportent comme des joueurs de poker. Malgré leurs erreurs et les leçons de l’histoire, passée comme récente, ils continuent de croire qu’ils pourront toujours poursuivre cette politique de défense reposant sur la menace de terreur, dont le coût va dépasser les 7 milliards d’euros en 2026.
La dissuasion nucléaire n’assure en rien la paix. Au contraire, elle permet à certains États de mener des guerres conventionnelles et n’empêche nullement d’être attaqué, comme l’illustrent les conflits actuels.
Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires
Adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 par 122 gouvernements, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est entré en vigueur le 22 janvier 2021. Il compte aujourd’hui 94 États signataires, dont 73 États parties.
Ce traité complète le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et constitue à ce jour le seul instrument juridique international qui interdise clairement et totalement les armes nucléaires, au même titre que les armes chimiques et biologiques.
Il proscrit non seulement la mise au point, la possession et l’utilisation de ces armes, mais aussi la menace de leur emploi – c’est-à-dire la doctrine de dissuasion nucléaire – car celle-ci « repose sur l’existence même du risque nucléaire, qui menace la survie de tous ».
Lire le communiqué de presse, 25 septembre 2025



